Mercredi 14 au Jeudi 16 mai 2013

Les deux jours précédents ont été denses en préparatifs, formalités de dernières minutes.... Ne pas oublier... Quelques visites, souhaiter l'anniversaire de Nicolas, préparer les éléments pour la déclaration de revenu, choisir une bonne carte topographique de Roumanie, quelques médicaments, une assurance, le dernier accessoire indispensable, ceci en jonglant avec les retards et pannes de RER, un dîner sympathique en compagnie de la « Tigresse des Carpates » la charmante Gabriela pour récupérer quelques tuyaux de dernière minute.... Bref l'habituelle montée en pression avant le départ.

Mais tout arrive. Présents à 21h30 à la gare routière de Gallieni pour un départ, théorique, à 22h00 nous partirons avec à peine 15 minutes de retard. Pour notre confort moral nous ignorons encore que ce sera la meilleure performance d'Eurolines sur ce coup !

La gare est immense, mais quasiment vide. Le bus moyennement confortable : on voit nettement mieux en Asie. Nous nous retrouvons placés entre un pochard agressif et bavard et un malade dont les poumons et la trachée résonnent comme une station d'épuration. Bon, boules Quies aidant, nous trouvons un peu de rare sommeil.

Le chauffeur ne dort pas lui... Mais cela ne l'empêche pas de commettre des bêtises. Il commence par fumer au volant, vite remis en place par nos voisins de devant, un couple de noirs au gabarit très convaincant de basketteurs américains : ils n'ont même pas besoin d'élever la voix ... Ensuite il se trompe de route, gaspille énergie et temps en manœuvres mystérieuses à l'intérêt obscur. Pertes qui s'accumulent encore en arrivant à Stuttgart à l'heure des bouchons.

Malgré une forte présence industrielle le site de la capitale du Bade Wurtemberg est très agréable. Beaucoup de verdure, de parcs. Le Neckar serpente entre de douces collines couvertes de vignobles. Et puis je me rappelle que c'est la ville de mes premiers « émois » !

Malheureusement nous restons parqués au sein d'une gare routière. Pas de « pipi » (les toilettes du bus sont hors service) Il ne reste qu'à prévenir Dariya qui avait gentiment proposé de nous attendre à notre arrivée à la gare routière de Munich : l'ETA sera aussi tardive qu'incertaine.

Finalement malgré ses plaquettes fanfaronnes, les services de la compagnie Eurolines sont de piètre niveau. Certes il n'y a pas de cracheurs de bétel à bord, ni de transport de poules et cochons, mais finalement c'est tout juste mieux qu'en Birmanie ou au Laos (où de plus le sourire est en prime et les arrêts repos bien gérés) et très en deçà de la Chine et encore plus de la Thaïlande. Il est vrai que là bas la concurrence joue à fond, et on se bat pour capter et garder le client.

Région très verte entre Ulm et Augsburg. Alternance de paysages de bocages et de forêts de pins. Cependant la présence fréquente d'énormes éoliennes et de vastes « champs » de panneaux solaires, surmontés dans le lointain par la silhouette de quelques clochers en bulbes, rappelle que nous ne sommes plus en France.

L'arrivée à Munich, à la gare routière dont le nom met en joie les voyageurs francophones,  aura finalement lieu avec à peine trois heures de retard. Dariya a du partir travailler, mais elle nous a envoyé un texto avec l'itinéraire et la méthode pour récupérer ses clés. La douche est bienvenue.....

Moyennant la promesse « suggérée » de cuisiner une « ratatouille » Dariya nous a laissé la disposition de deux vélos. Et comme Munich est vraiment une des villes les plus « bike friendly » que je connaisse, nous n'hésitons pas, une fois les légumes nécessaires acquis, à profiter de l'après midi pour une visite.

Première pour Françoise qui prend autant de plaisir à découvrir l'architecture sophistiquée et foisonnante du « Rat Haus », les antiques murs de briques du Dôme, que les statues habitant les brasseries et les sandwiches au poissons fumés.

Retour ensuite dans l'appartement pour honorer notre promesse. Nous aurons le plaisir de partager repas et soirée non seulement avec Dariya, mais aussi avec ses amis Nicolas le Colombien que j'avais hébergé à Paris, et Albert son copain Munichois qui se révèle un redoutable connaisseur, et fournisseur, en vins locaux.

Après une nuit somme toute bien réparatrice nous voilà en pleine forme pour une visite plus approfondie qui aura lieu le ….

Jeudi

Grüss Got.

Les petits déjeuners Munichois sont solides, et cela convient bien à nos organismes affamés. Ensuite, Dariya qui a probablement choisi de faire fortune dans un trafic de vélos (elle en possède 4!) nous sert de guide pour une visite plus approfondie et documentée de ce que nous avons pu faire hier. Aux grands classiques déjà parcourus, nous ajoutons la séance de surf urbain sur « la » vague de l'Isar, une longue balade dans l'immense « english garden » présenté comme le parc urbain ayant la plus grande superficie au monde, et maints autres sites « cultes » pour terminer, je suis quand même avec deux filles ! Par des visites de magasin, et aussi une des célèbres brasseries de Munich.

Il y a déjà de longues et détaillées description de Munich dans ce blog et je n'y revient pas.

Le soir nous nous rendons à la gare routière pour attraper le bus réservé en direction de Budapest. Par prudence nous gérons une arrivée en gare une demi-heure avant le départ annoncé à 22h30.

Bien sûr le lecteur attentif l'aura deviné.....Le bus affiche (non d'ailleurs rien n'est affiché, mais les employés font courir la rumeur) un retard «indéterminé »

Pendant que j'en profite pour pousser la rédaction du blog, Françoise elle joue l'option « clochard » jusqu'à l'arrivée du bus, une heure et demi plus tard.

Wiedersen !